1.Parcours

Rodolphe Cosimi fréquente dans les années 90 le Centre d’Art Vaas à Vence (06) dirigée par Ellen Tomlinson, cet ancien atelier de Dubuffet, devenu lieu d’expositions, lui donne l’occasion de découvrir plus intimement l’art pictural et les artistes peintres qui y sont invités. Avant de partir s’installer à Paris, il fait la connaissance du photographe américain Bob Willoughby avec qui il se lie d’amitié et du peintre Yves Bady qui tous deux, le conseillent. Ensuite, encouragé par son ami poète, peintre et sculpteur André Verdet à « explorer les harmonies de la peinture comme il l’avait fait avec celles de la musique« , Rodolphe Cosimi  va désormais pratiquer régulièrement la peinture, s’imprégnant en particulier des œuvres de Soulages, Pollock, Hartung, Tapiès mais aussi des maîtres de la Renaissance qu’il découvre au détour d’expositions et des collections des musées parisiens.

Autodidacte, et dès 1999, depuis une petite chambre dans le deuxième arrondissement de Paris, il s’attache dans un premier temps à travailler la reproduction d’œuvres qui selon lui est « une merveilleuse école d’apprentissage et un lieu de rencontre inespéré avec les grands maitres » (In Eclairs et vertiges, Notes volantes, Janv 2005). Il travaille sur plusieurs tableaux issus des œuvres de Tamara de Lempicka, Picasso, Jean Hélion, Raphael et travaille le dessin en particulier à partir des œuvres de Michel-Ange et Leonard de Vinci.

 

Nourri de nombreuses rencontres décisives et d’amitiés dans le monde de l’art dont Jean-Claude Farhi, Edmond Vernassa, Pierre Faniest, Michel Gaudet, Frédéric Altmann, Nivese, Adrien Maeght, Richard Deacon…, il s’engage dans une recherche de voie d’expression personnelle, expérimentant d’abord un grand nombre de médium, puis parvient à développer une peinture «informelle» à travers les coulures, qui devient son travail de référence et sa démarche picturale.

En 2004, dans son premier atelier à Contes (06) et de séries en séries, Rodolphe Cosimi explore ce nouveau territoire de peinture verticale et met en œuvre pour chacune d’elles des modes de réalisations différentes pour en faire évoluer les possibilités expressives à travers différents médiums, un champ de recherche dans lequel il n’a cessé et ne cesse de s’aventurer depuis.

« En rejoignant la lignée des peintres «informels» et dans ce travail très complexe, Rodolphe Cosimi libère la peinture de toute contrainte gestuelle, la laissant agir sur la toile selon la gravité qui lui est propre et selon les mélanges qui peuvent s’opérer naturellement. » écrira Jean-Louis Poitevin, critique d’art Aica.

Sa première exposition personnelle soutenue par Jérôme Di Marino a lieu au Palais de la Méditerranée en 2007 à Nice. Ses œuvres sont également présentées dans la Galerie Reg’art des toiles à Nice par le galeriste et ami Michel Adin.

   

Après plusieurs expositions personnelles et collectives, dont une exposition importante en 2009 à l’Espace Culturel Saint Bernardin au Cannet (06), ses œuvres rejoignent des collections privées à Munich, Copenhague, Paris, Saint-Tropez, Nice, Cannes, New-York, Hong-Kong et sont également présentes dans le Fonds de collection d’art contemporain de la Caisse d’Epargne Côte d’Azur.

Il agrandit son espace de travail en installant son nouvel atelier à Cannes dans les années 2008/2009 et ouvre un atelier galerie à Vallauris en 2012.

Considérant que « l’artiste devrait par essence être polymathe » (In Une tentative de la peinture, Frgmt I, 2012), il aborde dans le champ de l’art et tout en continuant à travailler ses Coulures, d’autres démarches telles que celle du dessin, de la sculpture, de l’impression, de la linogravure, de la photographie.

Rodolphe Cosimi a choisi de ne plus exposer depuis 2014 pour une raison très personnelle liée au constat qu’il fait de l’état d’étiolement dont se trouve affecté le monde de l’art et la plupart des artistes actuels. « C’est dans la solitude que l’on crée vraiment« . Ainsi, il préfère se consacrer au travail d’atelier loin des agitations et des bruits, pour produire une œuvre de sens qui veut s’inscrire dans le temps.