2 – Emergence [2008/2009]

 

Rodolphe Cosimi. Adagp Paris, 2018

 

Rodolphe Cosimi. Adagp Paris, 2018
 
Rodolphe Cosimi. Adagp Paris, 2018

L’engagement dans la peinture

L’engagement dans la peinture doit être net. Sans bavure. La compromission n’existe que par rapport à soi-même. Ce qui doit être dit sera dit. Le contemplateur éprouvera son apport par le degré de respect, d’affection qu’il accordera à la toile. C’est une sujétion que l’éducation, le goût, la sensibilité permettront de percevoir. Entre le créateur, peintre ou sculpteur, et le contemplateur qui devient actif, acceptant de concevoir l’œuvre par les yeux de l’artiste.
Ainsi, l’attrait délibéré et courageux des «Coulures» sera pour l’un et l’autre un pacte d’alliance, une garantie de plénitude suggérée et reçue. Cela va des quadratures voulues des coulures à la fierté audacieuse des couleurs, à leur austérité revendiquée, issue de parallélismes, de verticales que d’éventuelles plages noires rehaussent et soutiennent. Cette peinture est acte de peindre. Le mouvement rectiligne et chutant s’orchestre de pâtes fortes ou subtiles. Elles complètent l’idée initiale de la coulure qui est décision d’écriture, liée à l’attraction terrestre.  Le vecteur de la nature équilibre l’intention du créateur, ici investie dans une pesanteur inexorable mais, par choix de l’artiste souple et sensible. Le contemplateur en appréciera les rythmes, l’élégance et le raffinement. Son engagement prendra corps, il sera l’ami et le complice du peintre.
Michel GAUDET, Critique d’art Aica France
Texte d’introduction du catalogue Exposition Palais de la Méditerranée Nice 2007

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